Archive pour septembre 2006

Le cyanure nous préoccupe. Quel est son usage dans la mine? Comment est-il rendu inoffensif ?

Mercredi 27 septembre 2006

A quoi sert le cyanure dans la mine ?

Le cyanure est employé dans l’industrie minière depuis bien longtemps.

Dans la mine d’or de Camp Caïman, il sera mélangé à la saprolite (roche décomposée, oxydée). Cette roche est broyée et passée dans une solution de cyanure afin de mettre en solution l’or emprisonné de la roche. Par la suite, l’or en solution est capté par du charbon actif (généralement du charbon de noix de coco). L’or est finalement récupéré sur des plaques, par électrolyse classique.

Pastilles de Cyanures

Pastilles de NaCN (dimension 6 cm)

D’année en année, les événements et expériences font que ces procédés sont sans cesse améliorés, toujours dans le sens de la sécurité du personnel, des populations et de l’environnement.

Dans l’enceinte de l’usine

A l’usine, le cyanure circule en circuit fermé. Lorsque l’or est prélevé, 50% du cyanure est recyclé, le reste passe dans une unité de destruction des cyanures, toujours à l’intérieur de l’usine. Les boues qui ont été traitées ne quittent le périmètre de l’usine vers le parc à résidus que si la teneur est inférieure ou égale à 1mg/L de cyanure, (1 milligramme par litre ; 1ppm = 1 part par million de parts, c’est aussi égal à 1 mg/litre). Ce procédé de traitement des cyanures fait l’objet d’un suivi quasi continu afin de respecter la norme prescrite. Ainsi, aucun résidu ne sortira de l’usine si la norme n’est pas respectée.

Est-ce que le cyanure est dangereux ?

Oui, à forte dose, il peut tuer comme d’autres produits.

Camions de transport du Cyanure

Le cyanure est transporté dans des remorques et récipients spéciaux, qui peuvent encaisser des chocs et flotter.

Trouve-t-on du cyanure dans la nature?

Oui, dans certains aliments, notamment le manioc amer et doux. Le manioc non cuit présente des teneurs de

  • 40 à 130 mg de cyanure par kg (ou litre)(manioc doux)
  • 80 à 412 mg de cyanure par kg (ou litre) (manioc amer)

Pour plus d’informations sur le manioc, vous pouvez consulter ce fichier
http://www.eatwelleatsafe.ca/frfiles/factsheets/Manioc.pdf (PDF)

Selon les informations rapportées sur ce site, les produits avec moins de 50 mg de cyanure par kg sont considérés comme inoffensifs. Vous n’avez jamais été malade après avoir mangé du manioc. Ne changez surtout pas vos habitudes.

D’autres fruits contiennent aussi du cyanure, extrait de Wikipedia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cyanure#Dans_la_nature

Les noyaux de fruits, comme les cerises et les abricots, contiennent souvent des cyanures ou des glycosides cyanogènes. Les graines de pomme en contiennent également. Les amandes amères dont on fait de l’huile d’amande contiennent aussi un glycoside cyanogène, l’amygdaline.

Carte de la montagne de Kaw avec les concentrations de cyanures à Camp Caïman

Carte de Camp Caïman avec teneurs en cyanure ( cliquer pour agrandir la carte )

La carte présente les teneurs en cyanure à la sortie de l’usine et à la sortie du bassin de décantation du parc à résidus créé pour récupérer les eaux de ruissellement du parc (tache bleue). Les teneurs dans les cours d’eau sont calculées parce que non détectables.

Dans le parc à résidus, le cyanure contenu dans les boues épaissies est oxydé et fixé avec d’ autres éléments (accélération de processus naturels) et devient inerte. Les rayons ultraviolets (UV) dégraderont encore les cyanures et seulement les eaux de ruissellement sortiront du parc à résidus à une teneur inférieure à 0.1 mg/L qui est la norme de rejet des effluents liquides dans le milieu naturel. Et très rapidement, il va continuer à être détruit par les UV et se diluer. Il devient inférieur au seuil de détection des méthodes d’analyses dès son arrivée dans la Kounana.
La carte montre les teneurs estimées le long des 40 km de méandres du trajet qui conduit l’eau dans l’Oyak appelé ainsi à partir de la confluence Orapu / Comté.

Unité de contrôle des cyanures

L’unité de contrôle des cyanures

En résumé

  • Le cyanure sera déjà traité à l’intérieur de l’usine, et n’en sortira que s’il est inférieur ou égal à 1 mg par litre.
  • Le cyanure en trace contenu dans les eaux de ruissellement du parc à résidus sera en grande partie détruit par les rayons ultraviolets et en sortira à une teneur inférieure ou égale à 0,1 mg par litre qui est la norme légale des rejets des eaux dans le milieu naturel.

Association Djoubaté - communiqué de presse sur la mine d’or de Camp Caïman

Jeudi 21 septembre 2006

L’ensemble des employés locaux de la société CBJ-CAIMAN, a décidé de créer l’association DJOUBATE, afin d’une part d’apporter leur appui au projet Camp Caïman, mais également de soutenir l’emploi actuel et celui à venir.

Le projet Camp Caïman est un projet maîtrisé qui a fait l’objet d’études poussées auquel des techniques de pointes ont été associées afin de limiter au maximum l’impact sur l’environnement, ce projet est scrupuleusement respectueux des lois et normes françaises en matière d’environnement et de santé publique.

Ce projet sera générateur de centaines d’emplois locaux et pensons qu’il est utile au développement économique et social de la Guyane.

Nous croyons en ce projet sur lequel nous travaillons depuis plus d’une dizaine d’années et en aucun cas nous ne l’aurions soutenu si nous avions pensés qu’il y aurait le moindre risque vis-à-vis de la population et de nos familles.

Par diverses actions nous tacherons de mieux faire connaître ce projet afin qu’il soit mieux compris par la population.

Des informations distribuées depuis 1998!

Mercredi 20 septembre 2006

Dès que le gisement de Camp Caïman a été considéré comme découvert et pouvait un jour entrer en exploitation, des informations sous forme de planchettes toutes boîtes ont été distribuées. En mai 1998, un document intitulé, “Exploration minière à Camp Caïman” s’interrogeait déjà en posant cette question ” …aujourd’hui l’exploration, demain la mine?”

Camp Caiman - Asarco 1998 Camp Caiman - Asarco 1998

Documentation de 1998 

Le deuxième dépliant a été distribué en avril 2003. Comme le cours de l’or avait chuté à partir de 1998, il y eu moins d’activité à Camp Caïman. Les travaux ont repris à cette date avec “Le redémarrage du projet de Camp Caiman”.

Camp Caiman - Asarco 2003 Camp Caiman - Asarco 2003

Documentation de 2003

Finalement, CBJ-Caiman SAS publia une troisième planchette en 2006 qui attirait l’attention sur les ressources humaines, l’environnement et l’économie guyanaise.

Camp Caiman - CBJ-Caiman-SAS 2005 Camp Caiman - CBJ-Caiman-SAS 2005

Documentation de 2006 

On ne peut pas dire que ce projet soit sorti de nulle part. Beaucoup de visites sur 10 ans ont été organisées pour que décideurs et politiques puissent toucher du doigt la réalité de ce projet.

Une entente avec les Amérindiens Palikur du Village Favard de Roura

Lundi 4 septembre 2006

En juin 1995, les Amérindiens Palikur du village Favard ont reçu de l’Etat un droit d’usage collectif sur un terrain de 12000 hectares à 10 km de leur village. Cette réserve permet à nos voisins de pêcher, de cueillir et de chasser dans le respect de leurs traditions.

Dans l’arrêté préfectoral délivrant cette parcelle, on lit que ces droits :

« ne font pas obstacle à la réalisation de travaux d’aménagement ou d’équipement collectifs ni à l’application des dispositions relatives à la recherche et à l’exploitation de substances minières »

En 1995, les prédécesseurs de CBJ-CAIMAN SAS, une filiale de Cambior, société d’exploitation de mines d’or en Amérique reçoivent un permis d’exploration, celui de Camp Caïman qui avait été proposé à la profession minière en 1994.

Quelques années plus tard, puisque les résultats obtenus laissaient présager une importante concentration aurifère, une étude de préfaisabilité avait été réalisée.

Prenant en compte les remarques d’un premier sondage d’opinion dans la région, la compagnie propose d’approvisionner la future mine par une autre voie d’accès que celle de la Montagne de Kaw, celle du sud, inexistante, de façon à éviter le bourg de Roura et de ne pas encombrer la route de crête étroite qui relie Roura à Camp Caïman.

Village de Roura en Guyane Française
BOURG DE ROURA

La route joindra la mine à la RN2 (route nationale) et passera dans la zone de droit d’usage des Palikur. Les Amérindiens sont contactés par la compagnie et ils signent ensemble une convention de bon voisinage.

La convention a été vivement dénoncée lors de l’enquête publique menée pour l’ouverture d’une mine l’année dernière, par des opposants au projet et par le chef de village, et employée comme moyen de pression national et international pour faire reculer ce projet.

Village Favard des amérindien Palikur
Au centre de la photo, le VILLAGE FAVARD

Il y a eu des réunions pour écouter le point de vue des amérindiens et rédiger une charte d’entente.

Parmi les objectifs qui ont abouti, on relatera :

  • une juste et équitable contrepartie aux modifications environnementales pouvant résulter de la piste
  • la sauvegarde de leur sérénité
  • l’entretien de rapport de bon voisinage
  • une volonté de partenariat et une aide à leur souhait de jouer un rôle complet d’acteur économique.

Cette autre convention, basée sur le partenariat et la pleine reconnaissance de l’autre, a été signée avec l’association Waliku, représentante du Village Favard. Le protocole entrera en vigueur dès que les autorisations d’exploitation seront délivrées.

Je pense qu’il y a eu une incompréhension au départ, mais qu’une explication franche a pu dénouer le problème.



COMMUNIQUE DE PRESSE CONJOINT
POUR PUBLICATION IMMEDIATE
Protocole de bon voisinage WALIKU – CBJ-CAIMAN S.A.S
Rémire, le 30 août 2006L’association WALIKU, représentant les amérindiens Palikur du village Favard de Roura et la Société CBJ- CAIMAN S.A.S, promoteur du projet minier Camp Caïman, sont fiers d’annoncer la signature d’un protocole de bon voisinage.Ce protocole qui vient remplacer la précédente convention signée entre ces mêmes parties en 2004, a été établi à l’initiative de la Communauté Palikur du village Favard et s’inscrit dans le cadre plus large d’un programme de Développement Intégré de village (PDIV) actuellement en préparation sous l’égide de l’Association locale WALIKU. Il a pour objectif de procurer à cette communauté une juste et équitable contrepartie aux modifications environnementales pouvant résulter de la création d’une piste privée à l’intérieur de la zone de droit d’usage. Il vise également à assurer la préservation de la dignité des habitants du village Favard, la sauvegarde de leur sérénité de vie, ainsi que l’entretien de bons rapports de voisinage, notamment avec la Société CBJ-CAIMAN S.A.S.

Par cette entente, la Communauté Palikur, par le biais de l’Association WALIKU, veut exprimer clairement sa volonté de partenariat et son souhait de jouer le rôle complet d’acteur économique capable de proposer des solutions et de résoudre des différends dans un esprit de paix et d’équité, sans remettre en cause son identité culturelle et sa dignité.

Les actions découlant de ce protocole seront mises en œuvre une fois que CBJ-CAIMAN aura obtenu les autorisations réglementaires nécessaires à exploiter son projet minier.

Autant l’Association WALIKU que CBJ-CAIMAN S.A.S ont souhaité ce partenariat et s’engagent à déployer les efforts nécessaires pour assurer la réussite et la pérennité de cette étroite collaboration.

Association « WALIKU »

CBJ-CAIMAN S.A.S