Une entente avec les Amérindiens Palikur du Village Favard de Roura
En juin 1995, les Amérindiens Palikur du village Favard ont reçu de l’Etat un droit d’usage collectif sur un terrain de 12000 hectares à 10 km de leur village. Cette réserve permet à nos voisins de pêcher, de cueillir et de chasser dans le respect de leurs traditions.
Dans l’arrêté préfectoral délivrant cette parcelle, on lit que ces droits :
« ne font pas obstacle à la réalisation de travaux d’aménagement ou d’équipement collectifs ni à l’application des dispositions relatives à la recherche et à l’exploitation de substances minières »
En 1995, les prédécesseurs de CBJ-CAIMAN SAS, une filiale de Cambior, société d’exploitation de mines d’or en Amérique reçoivent un permis d’exploration, celui de Camp Caïman qui avait été proposé à la profession minière en 1994.
Quelques années plus tard, puisque les résultats obtenus laissaient présager une importante concentration aurifère, une étude de préfaisabilité avait été réalisée.
Prenant en compte les remarques d’un premier sondage d’opinion dans la région, la compagnie propose d’approvisionner la future mine par une autre voie d’accès que celle de la Montagne de Kaw, celle du sud, inexistante, de façon à éviter le bourg de Roura et de ne pas encombrer la route de crête étroite qui relie Roura à Camp Caïman.

BOURG DE ROURA
La route joindra la mine à la RN2 (route nationale) et passera dans la zone de droit d’usage des Palikur. Les Amérindiens sont contactés par la compagnie et ils signent ensemble une convention de bon voisinage.
La convention a été vivement dénoncée lors de l’enquête publique menée pour l’ouverture d’une mine l’année dernière, par des opposants au projet et par le chef de village, et employée comme moyen de pression national et international pour faire reculer ce projet.

Au centre de la photo, le VILLAGE FAVARD
Il y a eu des réunions pour écouter le point de vue des amérindiens et rédiger une charte d’entente.
Parmi les objectifs qui ont abouti, on relatera :
- une juste et équitable contrepartie aux modifications environnementales pouvant résulter de la piste
- la sauvegarde de leur sérénité
- l’entretien de rapport de bon voisinage
- une volonté de partenariat et une aide à leur souhait de jouer un rôle complet d’acteur économique.
Cette autre convention, basée sur le partenariat et la pleine reconnaissance de l’autre, a été signée avec l’association Waliku, représentante du Village Favard. Le protocole entrera en vigueur dès que les autorisations d’exploitation seront délivrées.
Je pense qu’il y a eu une incompréhension au départ, mais qu’une explication franche a pu dénouer le problème.
COMMUNIQUE DE PRESSE CONJOINT
POUR PUBLICATION IMMEDIATE
Protocole de bon voisinage WALIKU – CBJ-CAIMAN S.A.S
Rémire, le 30 août 2006L’association WALIKU, représentant les amérindiens Palikur du village Favard de Roura et la Société CBJ- CAIMAN S.A.S, promoteur du projet minier Camp Caïman, sont fiers d’annoncer la signature d’un protocole de bon voisinage.Ce protocole qui vient remplacer la précédente convention signée entre ces mêmes parties en 2004, a été établi à l’initiative de la Communauté Palikur du village Favard et s’inscrit dans le cadre plus large d’un programme de Développement Intégré de village (PDIV) actuellement en préparation sous l’égide de l’Association locale WALIKU. Il a pour objectif de procurer à cette communauté une juste et équitable contrepartie aux modifications environnementales pouvant résulter de la création d’une piste privée à l’intérieur de la zone de droit d’usage. Il vise également à assurer la préservation de la dignité des habitants du village Favard, la sauvegarde de leur sérénité de vie, ainsi que l’entretien de bons rapports de voisinage, notamment avec la Société CBJ-CAIMAN S.A.S.Par cette entente, la Communauté Palikur, par le biais de l’Association WALIKU, veut exprimer clairement sa volonté de partenariat et son souhait de jouer le rôle complet d’acteur économique capable de proposer des solutions et de résoudre des différends dans un esprit de paix et d’équité, sans remettre en cause son identité culturelle et sa dignité.
Les actions découlant de ce protocole seront mises en œuvre une fois que CBJ-CAIMAN aura obtenu les autorisations réglementaires nécessaires à exploiter son projet minier.
Autant l’Association WALIKU que CBJ-CAIMAN S.A.S ont souhaité ce partenariat et s’engagent à déployer les efforts nécessaires pour assurer la réussite et la pérennité de cette étroite collaboration.
Association « WALIKU »
CBJ-CAIMAN S.A.S