Archive pour octobre 2006

Le bassin versant de la mine d’or de Camp Caïman

Mercredi 18 octobre 2006

Définissons un bassin versant :

Ensemble des pentes inclinées vers un même cours d’eau et

y déversant leurs eaux de ruissellement.

Bassin versant

(dessin tiré de http://www.rappel.qc.ca/EAbassins.html)

Quel est le problème?

Certains prétendent que les eaux qui sortiront de la mine d’or iront vers les Marais de Kaw. C’est faux, voici ce qui se passe.

La carte IGN (Institut Géographique National de France) indique un sens d’écoulement des criques vers les Marais de Kaw. Des vérifications ont eu lieu, à pied et par des moyens aériens (laser sur hélicoptère).

Carte de Camp Caïman et la ligne de partage des eaux
Ligne de partage des eaux autour de Camp Caïman

Les observations de la compagnie, dès novembre 1998, indiquent un sens d’écoulement contraire à la carte IGN. Un levé aéroporté à 20m au-dessus des arbres par hélicoptère le montre. Et c’est vérifié à pied. Comme le levé est fait en saison sèche, on recommence en avril 2004, en pleine saison des pluies. Le laser, entretemps, s’est amélioré, il donne une résolution au sol de 5m sur 5. Même conclusion, contraire à la carte IGN. Un employé de l’Institut nous dit que les levés au laser sont plus précis que les cartes faites à partir des photos aériennes. On l’a constaté.

La partie gauche de la figure représente l’interprétation IGN à partir des photos aériennes.

L’encadré coloré de la partie droite montre la portion de marécage litigieuse analysée par hélicoptère, avec son sens réel d’écoulement.

Carte IGN autour de la mine d'or de camp caïman
comparaison des cartes

Deux visites à pied en 2006 finissent par rassurer tout le monde: l’eau de la mine de Camp Caïman ne coule pas vers les MARAIS de KAW.

La végétation du marécage lors d’une des visites de vérification du sens de l’écoulement des eaux.

Photo des marais de Kaw pour vérifier l'écoulement des eaux en vue de l'installation de la mine d'or de Camp Caïman

Photo des marais de Kaw pour vérifier l'écoulement des eaux en vue de l'installation de la mine d'or de Camp Caïman

Photo des marais de Kaw pour vérifier l'écoulement des eaux en vue de l'installation de la mine d'or de Camp Caïman

Le projet de mine d’or ausculté par les inspecteurs généraux

Jeudi 12 octobre 2006

Deux inspecteurs des Ministères de l’Industrie et de l’Environnement ont passé au crible tous les aspects de ce projet de mine d’or en Guyane. Leur rapport a été remis aux ministres concernés et ensuite à la presse le 11 octobre dans la soirée.

Ils n’ont rien trouvé d’anormal ou de caché dans le projet. Ils ont fait leur boulot, ils sont allés jusqu’au bout des choses. Ils ont rencontrés toutes les parties.

Ils analysent les différents risques et aspects des dossiers ainsi que les objections soulevées par les opposants concernant le cyanure et les produits chimiques, l’uranium, les bassins versants, les transports…

Le texte intégral du rapport peut-être lu à l’adresse:

http://www.environnement.gouv.fr/IMG/pdf/CAMBIOR_Rapport.pdf

Le site du Ministère de l’Environnement a délivré la nouvelle hier soir:

http://www.environnement.gouv.fr/article.php3?id_article=6468

La compagnie va tenir compte de toutes les remarques émises par les inspecteurs généraux et présenter à nouveau les demandes d’exploitation avant la fin de l’année. Nous restons confiants dans notre projet qui n’a pas été rejeté comme quelques personnes nous l’avaient prédit.

Cambior a aussi diffusé un communiqué de presse dans lequel il explique sa décision de représenter les demandes de permis d’exploitation. On peut trouver le texte sur le site de Cambior.

Communiqué de presse de Cambior du 11 octobre 2006 ( fichier PDF )

Beaucoup d’entreprises et de travailleurs attendaient avec impatience le début de la construction et de l’exploitation. La situation leur est dommageable, on le regrette.

L’orpaillage clandestin en Guyane Française

Mercredi 11 octobre 2006

Sur le schéma présenté ci-dessous, la distinction est faite entre l’orpaillage et l’exploitation industrielle d’or. Ce sont des techniques très différentes qui sont employées. D’un côté, on creuse les rivières en surface sur des kilomètres de long, de l’autre, on défriche beaucoup moins mais on creuse plus en profondeur.

Les zones minéralisées du projet de la mine d'or de Camp Caïman

Delphine qui va en forêt profonde régulièrement est toujours confrontée à cet orpaillage clandestin dont elle mesure l’importance. Elle a été interrogée par Fredéric Farine dans la “Semaine Guyanaise” n°1188 du 30 SEPT au 6 OCTOBRE 2006. La lutte contre ce type d’orpaillage sans précaution environnementale et sans encadrement est un combat difficile à gagner. Les services concernés font leur possible avec les moyens dont ils disposent. On dit ici que 10 000 travailleurs clandestins seraient concernés pour toute la Guyane.

Voici ce qu’elle a raconté.

Son article est disponible en fichier PDF ( taille 1 Mo ) :
Article de Delphine Miau sur l’orpaillage clandestin et Cambior

Ou sous la forme des quatres images ci-dessous :
delphine-1_page_1.jpg delphine-1_page_2.jpg delphine-1_page_3.jpg delphine-1_page_4.jpg

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Les retombées pécuniaires de la mine d’or

Lundi 2 octobre 2006
  • Des retombées fiscales sous forme de redevance minière, taxe sur le carburant et octroi de mer (TVA d’ici) estimées à 2,7 millions d’euros par année.
  • Des retombées dues à l’achat d’équipement et au payement de salaires.

Les infrastructures sont à construire (110 millions d’euros), les salaires sont estimés à 10 millions d’euros par année.

Camp Caïman est un des projets de la compagnie en Guyane. Il a émergé parmi d’autres qui ont aussi demandé des investissements et certains ont été abandonnés.

Pourquoi les abandonne-t-on ?

Si les travaux de surface ne montrent pas d’anomalie aurifère ou autres, comme la géochimie en sol qui se fait entre 0 et 30 cm de profondeur sur des grilles, les recherches sont bien souvent arrêtées. En cas de résultat positif d’autres phases de travaux sont réalisées comme des tarières profondes, manuelles ou mécaniques jusqu’à plusieurs mètres de profondeur.

En cas de résultat positif, on envisage alors des campagnes de sondages profonds. Ils peuvent atteindre 100 voire 200 ou 300 mètres de profondeur. C’est ainsi qu’à Camp Caïman plus de 800 sondages carottés et plus de 1000 forages furent réalisés.

Forage à Camp Caïman pour la prospection aurifère

La foreuse à carottage en position de travail

Les compagnies qui demandent des permis de recherche s’engagent à dépenser un minimum d’argent vis-à-vis de la législation sur ces permis. Les mises peuvent varier (pour donner un ordre de grandeur) de 100 000 à 600 000 euros et plus sur une période de 5 ans pour une surface de 25 km² en moyenne.

Tables pour les carotages à Camp Caïman

Les carottes de sondage sont auscultées, décrites et ensachées pour analyse