Végétation
Dans le parc à résidus épaissis (boues partiellement déshydratées) constitué en cellules, la végétalisation commencera dès que la première cellule sera remplie (2 ans). Les deux techniques proposées pour la revégétation des sols sont déjà éprouvées dans des régions tropicales. Elles ne font appel qu’aux espèces naturelles de la région.
La première, l’andainage des végétaux issus de la déforestation ou « andains différés » , a été mise au point en Équateur pour l’installation des plantations de palmier d’huile. Cette méthode favorise la reprise de la végétation naturelle environnant le site minier au cours de l’exploitation de celui-ci. Les espèces à croissance rapide s’installent naturellement d’abord, suivies des espèces de sous-bois qui poussent plus lentement. Elle est d’ailleurs reconnue par l’ONF (Office National des Forêts) comme favorisant la revégétalisation naturelle ultérieure du site.
La deuxième technique complète la première. C’est la réhabilitation avec ensemencements, méthode qui a eu du succès sur les anciens sites miniers alluvionnaires de la Guyane. Ainsi, la végétation reprend le dessus très vite. Il n’y a pas de crainte à avoir.

Végétation le long des fleuves
Déboisement en Guyane et développement
Le déboisement existe bien pour l’agriculture en Guyane. Cette activité est nécessaire car il faut que les populations vivent, travaillent et mangent. Le déboisement pour la mine est insignifiant par rapport au total annuel pour l’agriculture, la construction de routes ou de nouveaux lotissements.
Faut-il garder la Guyane sous cloche, n’a-t-elle pas droit à un développement comme toutes les autres parties du monde ? Le jardin réservé de qui et de quel droit ?
Depuis le 19ème siècle l’or est extrait de Guyane. La tendance 21ème siècle est de travailler « proprement » avec un grand respect pour l’environnement et on s’en félicite. Tant qu’il y aura une demande mondiale pour l’or, il y aura des mines d’or et de l’orpaillage.

Forêt de Guyane
Biodiversité
La biodiversité ne risque rien. La compagnie participe depuis 10 ans à une étude du milieu initial qui permet de mieux connaître l’environnement de la mine. Il y a sur ce site une concentration d’études de toutes sortes, faune (mammifères, poissons, insectes…), flore. Le fait que toutes ces études soient focalisées sur la mine suggère sans doute que toute la richesse biologique y soit concentrée. Ce n’est pas le cas. Il y en a autant ailleurs mais elle n’y a pas encore été étudiée en détail.

Batracien rencontré en forêt
Afin de protéger les espèces végétales sensibles qui seront touchées dans le cadre des aménagements et du défrichement forestier prévu lors des travaux de construction, la Société a fait, en collaboration avec des botanistes experts de la forêt tropicale, un projet de collecte et de transplantation d’une dizaine d’espèces dans un site similaire qui ne sera pas défriché. Il y a aussi eu le transfert au Conservatoire Botanique National de Brest de graines et plantules à des fins de conservation et de multiplication.

Reptile de la faune guyanaise
L’humidité ambiante empêche les incendies de forêt. C’est un gage de préservation de la faune, de la flore.
Nous n’avons pas peur pour nos enfants. Une industrialisation responsable et respectueuse de l’environnement pourrait aider à un démarrage économique de la Guyane, pour changer la structure de la société guyanaise. Elle est constituée essentiellement d’enseignants, de fonctionnaires, de commerçants. Des élèves qui sortent des écoles … et pas d’emploi.

Araignée de la forêt Guyanaise