Archive pour août 2007

Les visiteurs de mine-d-or.com

Vendredi 17 août 2007

La carte mondiale et le tableau présenté indiquent la répartition des visiteurs du site entre le 17 juillet et le 16 août 2007.  Merci d’en faire partie.

 

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Guyane, questions de la FEDOMG au Secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer

Jeudi 16 août 2007

Dans les questions posées au Secrétaire d’Etat français à l’Outre-Mer lors de son passage en Guyane les 14, 15 et 16 août 2007, il y avait celles de la Fédération des Opérateurs Miniers de Guyane qui sont reproduites ici, intégralement:

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Discours de la Présidente de la FEDOMG au MINISTRE DE L’OUTREMER à la CCIG en présence de socio-professionnels
Mardi 14 aout 2007 
 
 
Monsieur Le Ministre
Monsieur le Préfet
Monsieur le Président de Région
Monsieur le Président du Conseil Général
Messieurs et Mesdames les Elus
Messieurs et Mesdames les acteurs du développement économique
 
 
Monsieur le Ministre
 
Vous venez en Guyane, en plein mois d’aout, nous parler de développement économique et vous nous faites savoir par voie de presse que le projet camp caiman est à nouveau gelé dans l’attente des journées de Grenelles.
En réalité, ce n’est pas seulement le dossier de camp caiman que vous avez mis sous le coude puisque, toutes les décisions d’octroi de titres ont aussi été mises en attente. 
En fait, le gouvernement et ses services en Guyane ont  bloqués le secteur industriel minier tout entier, en espérant que les journées de Grenelles vous permettent de décider d’une politique minière en Guyane. Et pour couronner le tout, vous n’y  associez même pas les professionnels de ce secteur pour qu’ils exposent également la réalité de terrain.
 
Il n’est pas acceptable que le sort réservé à tout ce secteur minier soit décidé en dehors des acteurs du développement économique de notre région. 
 
En 15 ans l’Etat, les collectivités et la profession ont réussi à organiser, à fédérer, et à structurer ce secteur. Il atteint aujourd’hui la 2ème place dans l’économie de la Guyane, juste après le spatial. Tous les acteurs de ce secteur (artisans- PMI- multinationales) y ont trouvé leur place grâce au nouveau code minier qui a été crée pour atteindre cet objectif.
 
Or, en dépit de toute cette mobilisation de moyens financiers, humains, et administratifs mis en œuvre, notre secteur est confronté à toujours plus d’obstacles administratifs et principalement en termes d’accès à la ressource. 
 
Aucune stratégie de développement, aucune politique minière n’ont été défini avec la filière. Notre secteur doit s’adapter au changement d’orientation de Paris, sans concertation et souvent, sans préavis. 
 
 
Les entreprises (les légalistes) qui ont fortement investi souffrent de:
- La totale opacité et insécurité juridique relative aux normes opposables aux pétitionnaires, à l’occasion de l’instruction des demandes ;
- l’absence totale de règles précises quant aux zones réservées à l’activité minière ;
- des délais interminables dans l’instruction des demandes ;
- l’absence totale de réflexion quant à l’adaptation des règles édictées sur le plan national, aux contraintes spécifiques de la Guyane (l’absence de voie de communication, l’absence de structures relatives au traitement des déchets ; l’absence de laboratoire habilité à traiter les analyses exigées par l’administration, l’absence de détaxe du carburant…)
 
Pour l’exemple, en 2000 c’est plus d’une centaine de demandes de permis minier qui était traitée dans l’année,
 
en 2007, on atteindra à peine 20…
 
Tous ces obstacles dressés contre les opérateurs légaux aboutissent à la disparition de la profession légale alors qu’en parallèle le développement de l’activité clandestine est exponentiel. 
 
Pourtant, nous n’avons pas cessé de mettre l’accent sur :
 
- l’inadaptation des mesures mises en place pour lutter contre ce fléau…
- l’inefficacité des opérations ANACONDA qui ont principalement pour conséquence un déplacement géographique ou temporel du problème ;
- la mise en danger des salariés des entreprises légales, qui travaillent dans la terreur, et se font assassinés par les clandestins (le dernier assassinat date de jeudi dernier)
Une telle absence de politique minière revient purement et simplement à mettre à la disposition des clandestins les ressources aurifères du territoire et l’Etat s’attache à ne pas dévoiler l’étendu catastrophique des dégâts sur l’environnement et l’économie Guyanaise. 
 
Alors, Monsieur le Ministre, notre secteur vous demande :
 
 Le déblocage immédiat de l’accès à la ressource grâce à la clarification et la simplification des règles ; 
 La substitution sur le terrain des clandestins par des opérateurs réguliers (seule une occupation massive de tout le territoire permettrait de lutter contre)
 La définition d’une politique minière à 20 ans, avec les moyens juridiques financiers et structurels qui l’accompagnent garantissant ainsi sa pérennité. (Ce travail devra se faire en collaboration avec l’état, les collectivités et la profession loin des salons Parisiens).
 La mise en œuvre de moyens militaires pour lutter contre l’orpaillage clandestin  (car sur nos sites, dans nos entreprises, nous travaillons en pays occupé par les clandestins)
 
Monsieur le Ministre 
 
Les Guyanais doivent ils continuer à s’expatrier au Surinam pour exercer leur activité ? 
 
Quant allez-vous associer les professionnels de ce secteur pour en faire une grande filière aurifère française et européenne dans notre département ?
 
A quant la rupture pour un vrai changement ?
 
 

 

CBJ-Caïman: lettre ouverte de Guyane économique au Président de la République

Mardi 14 août 2007

 Ce mardi à 11 heures du matin dans les locaux de la CCIG à Cayenne (Guyane), le secrétaire d’Etat Français à l’Outre-mer était attendu par une bonne partie des socio-professionnels de Guyane qui lui ont lu la lettre ouverte au Président.  Suite à quoi Monsieur Estrosi s’est exprimé sur les futurs investissements en Guyane et sur le projet de mine d’or de Iamgold.

Voici la lettre lue par Monsieur Le Pelletier:

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Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République
        

Monsieur le président,

A QUAND LA RUPTURE ?

Lors de votre dernier passage en Guyane, vous nous avez déclaré «  la Guyane ne peut et ne doit faire l’économie d’aucune de ses richesses pour son développement y compris ses ressources aurifères  ».
Votre discours volontariste et réaliste a porté et notre Département a été le seul de tout l’Outre-mer à manifester massivement son adhésion à votre élection à la Présidence de la République.

En toute confiance, nous avons poursuivi notre action responsable de défense du dossier CBJ Caïman auprès de votre grand  Ministère de l’aménagement du territoire et du développement durable et, nous avons reçu il y a moins de 15 jours, une réponse d’attente nous certifiant une information fiable sur ce projet primordial pour notre vision commune du développement de la Guyane.

Nous avons participé dans le cadre légal des enquêtes nécessaires et dans celui, réglementaire du Conseil Départemental de l’Environnement et des Risques Sanitaires et Technologiques (CODERST) à faire valider l’ensemble des conditions suffisantes à la signature par Monsieur le Préfet des arrêtés indispensables au respect du planning étroit de démarrage effectif des investissements.

Enfin, nous avons pris acte et réagi à chaque fois aux actions médiatiques de désinformation et d’affolement du lobby politicien et écologiste opposé à ce dossier.

Et, de source autorisée mais non identifiée, nous apprenons mercredi dernier que le projet « Camp Caïman » était « gelé ». Les voies indéchiffrables qui oscillent entre pouvoir, médias et sources intermédiaires jouaient, une fois de  plus, les messagers de l’obscur.

 

L’information dont le fondement ne fait plus de doute n’a toujours pas donné lieu à la moindre communication de la part du gouvernement. Ce silence que l’on se refuse à prendre pour de l’indifférence ou de la légèreté, surprend, inquiète, invite presque à la colère.

Il invite aussi à s’interroger.

La première question porte sur l’aspect juridique du dossier « Camp Caïman ». L’opérateur minier qui s’est soumis dans les temps et les formes à la procédure d’enquête publique a satisfait aux exigences imposées et a apporté tous les éléments nécessaires à la rédaction de conclusions qui dans un contexte tendu, ont abouti à un avis favorable à l’unanimité des experts mandatés.

Or, le gouvernement ne donne pas suite à l’application  de la procédure .Cela signifie-t-il que le report de décision obéit à des considérations qui dépassent en la niant, la légitimité du droit ?

Deuxième question. Jamais la Guyane, y compris au lendemain des grands chantiers, ne s’est trouvée confrontée à une crise économique aussi drastique. Chômage à 30%, un PIB inférieur de 50% à celui de la Métropole et le dernier des DOM et pire, un PIB par habitant qui diminue. Diminution globale de  l’activité, destruction  d’emplois, crise financière des collectivités publiques …. Les besoins immédiats pour éviter le pire ont été estimés à 2 Milliards d’€ par vos services. En face, les programmes opérationnels 2007/2013 culminent à un peu plus de 900 millions d’Euros.
Comment dans ce contexte peut-on différer, voire mettre en danger le seul projet industriel privé à un horizon de 20 ans ?

Troisième question. Sauf à être mal informés, ni les collectivités publiques dont c’est la mission, ni l’état qui doit y prendre sa part, n’ont à ce jour proposé de plan de développement ou un éventuel projet de société qui pourrait justifier que l’on fasse l’économie d’un projet tel que « Camp CAÏMAN » dont on ne répétera jamais assez que les innovations apportées dans le domaine de  l’environnement en font un dossier exemplaire à l’échelle mondiale !

Quatrième question. Les institutions financières et les banques locales autant que les organisations de financements internationales ont classé la Guyane en zone d’investissements à haut risque. Cet avatar que l’on espère provisoire, à propos du projet « Camp CAÏMAN », constitue d’ores et déjà une confirmation de ce  diagnostic et ferme un peu plus les perspectives d’ouverture de notre économie à des opérateurs extérieurs.

A QUAND LA RUPTURE ?

La méthode utilisée à propos du dossier « Camp CAÏMAN », le flou qui entoure la communication, l’ignorance dans laquelle sont tenus les socio professionnels ont des relents d’ancien régime.
On veut croire que les faits donneront tort à cette intuition qui suggère que certaines choses supposées révolues, n’ont peut-être pas changé.
 
Notre conception du partenariat et de la rupture est autre :

Nous n’admettons pas un mode de communication « par voie de presse » avec des acteurs qui vous respectent et qui entendent en retour recevoir le même respect !!

Nous n’admettons pas au lendemain de votre discours porteur d’espoir de changement et de responsabilité de l’action de l’Etat, voir votre gouvernement céder à des pressions médiatiques et politiciennes !!

Nous n’admettons pas, après la revalidation du dossier IAM Gold, après les engagements pris sur nos conseils par le pétitionnaire, après les avis positifs donnés par vos services et les experts mandatés, que ce projet soit sacrifié sur l’autel de la fausse bonne conscience écologique de la France au détriment du développement de la Guyane !!

Nous n’admettons pas,  alors que vous avez tendu la main et que nous l’avons saisie, que les décisions politiques engageant notre Guyane soient prises par des experts de télévision qui n’y ont jamais mis les pieds !!

MONSIEUR LE PRESIDENT,

Nous avons compris votre engagement pour la France toute entière et donc pour la Guyane aussi …
 
Nous gardons confiance dans votre capacité à agir et à arbitrer le cas échéant…

Nous restons partenaires, forces de propositions et d’actions pour le développement de la Guyane.

Aussi, Monsieur le Président, nous vous demandons EN TOUTE CONFIANCE,avec la lucidité, la volonté de rupture et de changement qui caractérisent votre gouvernance d’ARBITRER LE PROJET CAMBIOR dans l’intérêt de ce pays.

La France d’après …le 6 mai 2007, c’est aussi notre credo.
L’avenir de la Guyane, celui de la France, le votre, c’est nous…